Personnes en risque d’inaptitude ou de handicap

Une place prioritaire aux personnes en risque d’inaptitude ou de handicap

Au cours de sa vie professionnelle, tout salarié peut être confronté à une difficulté de santé et se retrouver en situation de handicap ou inapte à son poste de travail. Dès lors, l’employeur est tenu de mettre en place des solutions pour permettre le maintien dans l’emploi du salarié, comme par exemple un aménagement du poste de travail. Dans d’autres cas, le salarié et l’employeur peuvent envisager un reclassement. Une formation sera alors très probablement nécessaire pour préparer le salarié à son nouveau métier.

Le Fongecif Auvergne Rhône-Alpes a la volonté de donner une place prioritaire à ce public dans le dispositif qu’il gère, le CPF Projet de Transition Professionnelle. Il a donc noué un partenariat étroit avec l’Agefiph (Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées). Ce partenariat permet aux acteurs de la prévention (Cap Emploi, Carsat,…) et aux conseillers du Fongecif d’œuvrer ensemble pour accompagner au mieux le salarié dans la construction de son projet afin de l’optimiser et ainsi de maximiser ses chances de réussite. Les résultats sont là puisque le Fongecif relève un taux de sélectivité des projets de 90% pour le public en risque d’inaptitude ou de handicap, alors que ce taux n’est que de 50% pour le public ordinaire.

Autre disposition qui montre la place que le Fongecif souhaite donner à ce public :  des priorités et critères ont été définis pour la sélection des projets de CPF projet de transition professionnelle par la Commission Paritaire Régionale.  Ainsi une priorité est donnée aux dossiers des personnes en risque d’inaptitude ou en situation de handicap lorsque toutes les demandes de prise en charge d’un projet de transition professionnelle ne peuvent être satisfaites pour des raisons budgétaires.

Comme le précise Stéphane Giboudaud, Directeur Général du Fongecif Auvergne Rhône-Alpes :

« Le Fongecif a une réelle volonté d’agir en faveur des personnes touchées par les risques d’inaptitude ou de handicap mais les actions mises en place jusqu’alors sont insuffisantes. Notre défi actuel est d’encourager ces personnes à nous contacter, car les sollicitations restent peu nombreuses de la part de ce public.»

Un article sur la façon dont l’évolution du Fongecif profitera aux personnes en risque d’inaptitude ou de handicap paraitra d’ailleurs dans le prochain numéro du magazine Handirect, qui répond au besoin d´information des personnes handicapées dans leur vie quotidienne.