CPF Projet de Transition Professionnelle

Voilà maintenant six mois que le CPF Projet de Transition Professionnelle a pris la suite du Congé Individuel de Formation (CIF).

Quel bilan dresse le Fongecif Auvergne Rhône-Alpes, en charge de ce nouveau dispositif ?
Le point avec Philippe Collange, Directeur Général Adjoint du Fongecif Auvergne Rhône-Alpes.

Comment s’est passé le lancement de ce nouveau dispositif ?

Nous avions un véritable défi à relever : être prêt dès le début d’année pour l’examen des demandes de financement ce qui signifie, en amont, avoir créé les dossiers de demande de financement pour les mettre à la disposition des actifs, constituer les nouvelles Commissions Paritaires Régionales, fixer leur calendrier, définir le cadre du nouveau dispositif (priorités et critères par exemple) et communiquer pour le faire connaître auprès du grand public, tout en trouvant un juste équilibre entre l’harmonisation nationale et les spécificités locales.

 

Six mois plus tard, quel bilan dressez-vous ?

Pour rappel, la première Commission Paritaire Régionale a eu lieu les 20 et 21 mars derniers. Les commissaires y ont examiné 72 demandes de financement, dont 60 émanaient de salariés en CDI et 12 de salariés en CDD. Ils ont pu accepter 54 de ces demandes.

Six mois plus tard, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au total, ce sont 3074 demandes de financement qui ont été examinées et 1671 acceptées, avec un mois de juillet particulièrement significatif puisque 1746 demandes de financement ont été examinées et 776 acceptées. Nous ne nous attendions pas à de tels volumes de demandes dès les premiers mois.


Quel est le profil de la personne qui accède au CPF Projet de Transition Professionnelle ?

Il n’y a pas de profil type mais nous avons un certain nombre de critères et priorités qui sont appliqués par les commissions paritaires chargées de sélectionner les dossiers, ce qui va permettre in fine de contribuer à réduire les inégalités d’accès à la formation. Par exemple, nous sommes sur un taux de financement des projets de 87% pour le public en risque d’inaptitude ou de handicap, de 65 % pour les bénéficiaires de plus de 45 ans, de 76% pour ceux occupant un emploi d’ouvrier non qualifié ou encore de 67% pour ceux ayant un niveau de diplôme initial inférieur ou égal au baccalauréat.

Par ailleurs les projets présentés doivent répondre aux 3 critères prévus par la Loi, et notamment en termes de perspectives d’emplois, notamment sur notre territoire, aux termes de la formation financée.


Quelles sont les formations les plus financées par le Fongecif ?

Les domaines du sanitaire et du social arrivent en tête des actions les plus financées par le Fongecif Auvergne Rhône-Alpes. Le diplôme d’état infirmier arrive en première position du classement suivi du diplôme d’état d’aide-soignant et du CAP accompagnant éducatif petite enfance, ce qui est pour partie représentatif des métiers qui recrutent le plus dans la région.